Chant de Sirènes

René-Louis Des Forêts Les Mégères de la mer, Poé­sie Gal­li­mard, 1967, p.26 « …Si je reprends haleine, c’est pour esca­la­der les pentes Où per­ché sur l’encolure d’un éperon rocheux A l’auvent de ma paume que les fétides effluves orientent Je vois que six arbres à la sève tarie Nos gor­gones che­nues ins­crire sur un brouillard de feu Leurs pro­fils gémi­nés mor­dant...

W ou le souvenir d’enfance, Georges Perec

W ou le sou­ve­nir d’enfance, George Perec, Gal­li­mard Coll. L’imaginaire, 1993 (Denoël, 1975 pour la pre­mière édition) « Cette brume insen­sée où s’agitent des ombres, Com­ment pourrais-je l’éclaircir ? Ray­mond Que­neau », p.11 Il est des livres qui, après les avoir refer­més, les avoir ran­gés sage­ment sur le rayon de votre biblio­thèque, vous laissent...

Une rue dans le labyrinthe

Le temps retrouvé, M. Proust (extrait) « Tou­jours dans ces résurrections-là, le lieu loin­tain engen­dré autour de la sen­sa­tion com­mune, s’était accou­plé un ins­tant comme un lut­teur au lieu actuel. Tou­jours le lieu actuel avait été vain­queur; tou­jours c’était le vaincu qui m’avait paru le plus beau, si bien que j’étais resté en extase sur le pavé inégal comme...

Le baron perché, Italo Calvino

Le baron per­ché, Italo Cal­vino, Points Roman Seuil, 1960 tra­duit par Juliette Bertrand Le baron per­ché est un de ces nom­breux livres dont j’ai tou­jours repoussé, depuis l’adolescence, la lec­ture à plus tard. Fina­le­ment, après la lec­ture de Fils Unique de Sté­phane Aude­guy, je me suis dit : tiens pour­quoi pas Le baron per­ché ! c’est peut-être le moment de lire ce...