Actuellement sur :Pages dans un courant d’air

La géométrie de l’Univers selon Borges

« La ligne est com­po­sée d’un nombre infini de points ; le plan, d’un nombre infini de lignes ; le volume, d’un nombre infini de plans ; l’hyper-volume, d’un nombre infini de volumes… Non, déci­dé­ment, ce n’est pas là, more geo­me­trico, la meilleure façon de com­men­cer mon récit. C’est devenu une conven­tion aujourd’hui d’affirmer de tout conte fan­tas­tique...

Quand quelque chose disparaît…

Deux titres de Keren Ann et un autre de Lhasa (ce der­nier est à écou­ter en entier sur la pla­te­forme dee­zer) qui m’ont tou­jours beau­coup bou­le­versé, aussi bien dans l’intention que dans la forme. Mais si je les pose ici, c’est que ces trois chan­sons me servent de pré­am­bule musi­cal à la longue lec­ture de Lettre d’une incon­nue de Ste­phan Sweig qui va don­ner...

Le bonheur c’est tout petit — suite

Voici ma propre lec­ture (un peu rapide) de ces trois textes sur le bonheur. Titilla­tio Titilla­tio : c’est le babil du plai­sir en quelque sorte, c’est s’offrir du plai­sir pour se sen­tir bien, se faire “cha­touiller les sens” : ici on peut clas­ser un grand nombre d’activités humaines, depuis le plai­sir de la table, aux acti­vi­tés spor­tives ou de détente en pas­sant par...

Le bonheur, c’est tout petit — trois vues sur le bonheur

Le texte qui suit, avec ce qu’il com­porte de naï­veté (en ce sens qu’il dit une chose simple et tel­le­ment évidente qu’on l’oublie, la pre­nant pour acquise) et fina­le­ment de sagesse a été lu par mon meilleur ami Mathias à l’occasion du mariage de son frère. Je le mets en graf­fiti dans mon laby­rinthe pour mémoire et j’y adjoins, en contre­point, deux autres...

On n’est pas sérieux quand on a 17 ans !!!

Il y a 17 ans, oui exac­te­ment dix-sept années que tu es parti Léo. Léo le loup, Léo le chien qui hurle à la mort les soirs de pleine lune quand les salles de concert sont pleines des volutes de fumées qui lèchent la foule comme des embruns de la marée urbaine… On réécoute et redé­couvre tes mots qui, eux, res­tent ins­crits à jamais comme les marques de crocs dans la chair, on...

A une passante, Charles Baudelaire

A une pas­sante, Charles Baudelaire La rue assour­dis­sante autour de moi hur­lait. Longue, mince, en grand deuil, dou­leur majes­tueuse, Une femme passa, d’une main fas­tueuse Sou­le­vant, balan­çant le fes­ton et l’ourlet ; Agile et noble, avec sa jambe de sta­tue. Moi, je buvais, crispé comme un extra­va­gant, Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan, La dou­ceur qui...

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