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L’Étoffe de l’univers, Andrée Chedid

L'étoffe de l'univers est le dernier recueil de poèmes publié de son vivant d'Andrée Chedid, disparue en février 2011. Une œuvre voulue comme l'épitaphe d'une conscience qui va disparaître, qui se sent cheminant vers cette mort prochaine mais qui disparaît également comme seule la mémoire peut le faire avec ceux qui sont touchés par la maladie d’Alzheimer... par paliers progressifs, par à-coups insidieux...

L’été, A. Camus

« N’être rien ! » Pen­dant des mil­lé­naires, ce grand cri a sou­levé des mil­lions d’hommes en révolte contre le désir et la dou­leur. Ses échos sont venus mou­rir jusqu’ici, à tra­vers les siècles et les océans, sur la mer la plus vieille du monde. Ils rebon­dissent encore sour­de­ment contre les falaises com­pactes d’Oran. Tout le monde, dans ce pays, suit, sans le...

Sur la pointe des pieds

Aupa­ra­vant, je ne m’étais rare­ment pen­ché sur l’univers des Haï­kus et depuis que j’ai lu Basho, Issa, Shiki, L’Art du Haïku, je découvre cet uni­vers minus­cule en vers avec délec­ta­tion. Je vous ferai, de temps en temps, part de mes découvertes… Sur la pointe des pieds, Damien Gabriels et Paul de Mari­court Edi­tions L’Iroli, 2008 J’ai donc com­mencé… par la fin...

Lettre à plusieurs inconnues — 2

Incon­nue #2 : réalité(je) <> réalité(tu) Lire la pre­mière partie La réa­lité, le mot est évoqué. Sans paraître, la réa­lité est le mur inex­pug­nable qui sépare réel­le­ment les deux pro­ta­go­nistes. Cha­cun semble dans son monde, dans un uni­vers dis­tinct et imper­méable : ces dif­fé­rences se mani­festent dans leurs per­cep­tions du temps, de l’espace mais...

La lectrice

Je rapa­trie ici quelques articles dis­sé­mi­nés ici et là, parce que le net est une comète qui par­fois ne se laisse pas rat­tra­per… Elle fuse, on l’admire, elle dis­pa­raît et nous laisse sans autre trace que celle, fugace, du sillon réti­nien creusé en notre mémoire ver­sa­tile. Je pré­fère, tant qu’il est temps, en attra­per quelques poussières…J’ai rédigé ce texte...

Trois gouttes de sang, trois…

A la mémoire de Phi­lippe Ver­cae­mer, qui fut le trou­ba­dour de mes cours de lit­té­ra­ture médiévale Jamais silence, jamais sidé­ra­tion, jamais trois gouttes de sang n’auront jamais fait cou­ler autant d’encre rouge et noir… Déci­dé­ment Chré­tien de Troyes, dont je vous ai déjà parlé, figure parmi les plus grands ins­ti­ga­teurs des mythes lit­té­raires...

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