Actuellement sur :Labyrinthe

La littérature et l’infini, Maurice Blanchot

« La vérité de la lit­té­ra­ture serait dans l’erreur de l’infini. Le monde où nous vivons et tel que nous le vivons est heu­reu­se­ment borné. Il nous suf­fit de quelques pas pour sor­tir de notre chambre, de quelques années pour sor­tir de notre vie. Mais sup­po­sons que, dans cet étroit espace, sou­dain obs­cur, sou­dain aveugles, nous nous égarions. Sup­po­sons que le...

Un jeu, dé de je

Roger Caillois dans Les jeux et les hommes défi­nit le jeu comme une acti­vité libre, sépa­rée, incer­taine, impro­duc­tive, réglée, et fictive. Et si les règles du jeu se per­daient, faudrait-il les réinventer? L’Etre une femme. Le jeu, l’enjeu Elle vous aime, elle ne vous aime plus et s’en va. Elle ne veut pas faire l’amour, vous trouve chiant à en mou­rir, elle se tuera si...

Air + On = ∞ O

Lorsqu’un héron vint se poser à ma fenêtre, de ses yeux je me mis à voler… L’infini induit l’absence de point d’arrivée et de départ, des espaces-temps. Une géo­mé­trie variable, multidimensionnelle. Le centre, la sen­sa­tion du centre — qui n’est pas une chose exté­rieure, au loin, un peu obs­cure– le point d’équilibre, celui qui nous donne notre ver­ti­ca­lité,...

Forêt Racine Labyrinthe, Italo Calvino

Forêt Racine Laby­rinthe, Italo Cal­vino, Edi­tion Seghers, Col­lec­tion Volu­bile, 1991 Tra­duc­tion de Paul Four­nel et Jacques Rou­baud & Illus­tra­tions de Bruno Mallart Il y a une forêt, il y a une ville. Une forêt si épaisse, si touf­fue, si laby­rin­thique qu’on n’en voit pas le bout du bout. Il y a une ville qui s’est assé­chée de toute végé­ta­tion : «...

Un labyrinthe peut-il être désert ?

Dans les cou­loirs deve­nus sinistres, le vent pousse des feuilles de papier qui s’éparpillent en vagues ser­rées. Il en résulte un bruit de frois­se­ment sou­li­gné par le sif­fle­ment du vent. Rien d’autre, per­sonne. Seul le vide résonne. On pense aux cli­chés des villes saloons à l’heure où le duel va se jouer. Le calme avant l’orage. L’acmé deve­nue décor. Le soleil au...

Un labyrinthe

“Les Anges, du moins ceux qui veulent se consi­dé­rer comme tels, ne pro­voquent plus la curio­sité des Ser­vants. Leurs secrets, s’ils existent, n’intéressent per­sonne. Sans doute ont-ils des rai­sons d’agir ainsi et peut-être ne demanderaient-ils pas mieux que de les expo­ser devant tous, afin de s’en débar­ras­ser d’une manière moins bru­tale. Tou­te­fois, l’occasion ne...

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