Actuellement sur :Camus

L’été, A. Camus

« N’être rien ! » Pen­dant des mil­lé­naires, ce grand cri a sou­levé des mil­lions d’hommes en révolte contre le désir et la dou­leur. Ses échos sont venus mou­rir jusqu’ici, à tra­vers les siècles et les océans, sur la mer la plus vieille du monde. Ils rebon­dissent encore sour­de­ment contre les falaises com­pactes d’Oran. Tout le monde, dans ce pays, suit, sans le...

De l’art de se perdre dans un labyrinthe… (2)

Je reviens encore dans le laby­rinthe, inexo­ra­ble­ment. Je dis­tingue sub­jec­ti­ve­ment (je sou­ligne ce mot pour les goo­gleurs qui seraient ici pour faire un exposé car ici tout est sub­jec­tif et rien ne se rat­tache à une quel­conque réa­lité uni­ver­selle) trois types de laby­rinthes, ce qui engendrent trois façons dif­fé­rentes d’être pré­sent dans le labyrinthe. 1....

Un autre couloir : imaginer Sisyphe heureux !

« Tout au bout de ce long effort mesuré par l’espace sans ciel et le temps sans pro­fon­deur, le but est atteint. Sisyphe regarde alors la pierre déva­ler en quelques ins­tants vers ce monde infé­rieur d’où il fau­dra la remon­ter vers les som­mets. Il redes­cend dans la plaine. C’est pen­dant ce retour, cette pause, que Sisyphe m’intéresse. Un visage qui peine si près des pierres...