Le jeu, l’enjeu? Introduction

Le jeu, l’enjeu? Introduction

Lorsque je joue c’est comme une enfant. Avec la naï­veté pri­mi­tive d’un regard inno­cent. Sans anti­ci­pa­tion mal­saine. Bai­gnée d’éclats de rires et de fraî­cheur souveraine.

Les jeux des « grands » m’exaspèrent, sou­vent trop sour­nois, mani­pu­la­teurs, tristes. Un amas de sinu­soï­dales incompréhensibles.

Je me déplace au milieu de ce car­na­val pitoyable du haut de mes talons de peau. Une forêt abru­tis­sante, peu­plée de gens qui ne s’écoutent pas. Ils hurlent leur vérité sur des ban­nières per­son­ni­fiées. Ils se cram­ponnent à leur mât, de peur de s’envoler.

Mes racines au fond du sol, je pousse au des­sus de mes plantes de pied, mes boucles légères caressent les nuages. Spec­ta­trice d’un car­na­val de fête et d’enfants. Faran­doles joyeuses d’êtres libertins.


Mere­dith Monk et sa fée­rie réa­liste.




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