Marina Tsvetaïeva, in “Le Ciel brûle”

Marina Tsvetaïeva, in “Le Ciel brûle”

Les nuits sans celui qu’on aime – et les nuits
Avec celui qu’on n’aime pas, et les grandes étoiles
Au-dessus de la tête en feu et les mains
Qui se tendent vers Celui –
Qui n’est pas – qui ne sera jamais,
Qui ne peut être – et celui qui le doit…
Et l’enfant qui pleure le héros
Et le héros qui pleure l’enfant,
Et les grandes mon­tagnes de pierre
Sur la poi­trine de celui qui doit – en bas…

Je sais tout ce qui fut, tout ce qui sera,
Je connais ce mys­tère sourd-muet
Que dans la langue men­teuse et noire
Des humains – on appelle la vie.

Marina Tsve­taïeva, in “Le Ciel brûle”,
Ed. Gal­li­mard suivi de Ten­ta­tive de jalousie




Une réponse à “Marina Tsvetaïeva, in “Le Ciel brûle””

  1. caro_carito dit :

    Il est magni­fique ce poème

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