Le défi du samedi proposait ceci :
“Nous sommes un jury de mécènes. Vous êtes un jeune inventeur.
Vous avez deux mille caractères pour nous présenter votre invention et surtout pour faire pencher la balance en votre faveur pour qu’on finance votre projet.
Attention, l’objet se doit d’être une invention innovante qui révolutionnera… ce que vous voulez!”
Et j’ai commis cela :
Une étude sérieuse met en évidence un aspect peu connu des spécialistes du trouble du sommeil: les insomnies littéraires. Un fléau qui affecte les lecteurs qui se plaignent de leurs nuits trop courtes, de ce qui rend les lendemains difficiles. La faute à ces livres qui les absorbent jusqu’au petit matin et qui leur fait oublier l’heure du coucher.
Alliant le meilleur de l’horlogerie clepsydrique à la beauté ineffable du design des lutrins j’ai conçu un bijou technologique pour pallier à cette pandémie: le clepsydrolutrin.
Description:
Le clepsydrolutrin est constitué de 3 axes reliés entre eux par des pivots.
Un dessin valant mieux qu’un long discours en voici une maquette commentée.
- 1er axe (A) — vertical. Il est solidement attaché à un socle (S). Un lutrin (L) transparent le chapeaute : (L) sert à dessiner, prendre des notes ou son thé.
– 2nd axe (A’) — transversal. A une extrémité, une clepsydre ©, un récipient gradué en minutes et un petit trou à sa base pour laisser s’échapper l’eau. A l’autre extrémité, un autre axe (A”) chapeauté par le lutrin (L’) sur lequel on pose son livre et équilibré par un contrepoids ℗.
Indispensables et non fournis : un fauteuil d’arbitre de tennis et sa petite échelle, un récipient pour récupérer l’eau de la clepsydre.
Le mode d’emploi: on remplit la clepsydre selon le temps de lecture que l’on se donne. En se vidant elle fait infléchir A’ qui agit sur A” qui fait descendre L’. Le livre s’éloigne peu à peu des yeux du lecteur. Quand le livre est illisible: il est temps d’aller se coucher.
Ci-joint, le press-book d’un modèle de luxe.
Notes complémentaires :
* * *
Je vous invite à lire la somme des inventions improbables, des plus poétiques aux plus pittoresques sur le site des défis du samedi.
Quoique, j’ai un truc très efficace : lire une publi scientifique en anglais. En général, sans même avoir besoin de cet appareil, le document a tendance à tomber des mains tout seul !
Caro me suggérait aussi la lecture de l’arche d’alliance dans l’ancien testament… Tiens ben voilà une très idée qu’elle est bonne, InFolio :
Et vous quel est votre somnifère naturel ?
Oui il y a aussi d’autres passages soporifiques..; Nombres en contient une bonne parite.
)
Sinon Séb, pour mon retour, il faudra quand même attendre un peu. Pour l’instant je n’ai rien fixé.
Oui, voilà exactement ce qu’il me faudrait!
Est-ce cher? Où peut-on l’acheter?
Cher ? le sommeil n’a pas de prix alors on va dire que non, c’est pas cher. Je peux en fabriquer sur mesure mais il vaut mieux avoir un grand salon au rez-de-chaussée… ah oui j’ai oublié de préciser : dans sa conception actuelle le clepsydrolutrin pèse une demi tonne et est difficilement transportable. Nous travaillons actuellement sur un modèle de voyage.
Bien…
Je vais donc continuer à m’endormir le nez sur le livre pendant un petit moment encore!
Si l’encre est de bonne qualité, sur le livre, c’est moins grave que sur le clavier. Ça laisse moins de traces géométriques sur les joues ou le front.
Ma relation avec l’ordinateur n’en est pas encore là…
:p