Le labyrinthe comme désir perdu

Le labyrinthe comme désir perdu

Il est des laby­rinthes où on se perd par­fois, rapi­de­ment, au détour du pre­mier car­re­four ren­con­tré. L’écriture et la lec­ture sont tou­jours pour moi ces laby­rinthes où se joue une ten­sion ter­rible entre mon propre désir incom­men­su­rable d’écriture et la trouille de m’y perdre dans ses méandres…

A cela s’ajoute les faci­li­tés (per)sifflantes (“Pour qui sont ces ser­pents qui sifflent sur nos têtes”) du quo­ti­dien qui sont autant de pré­textes, veules et décon­te­nan­cés, à se dire qu’on s’est perdu en che­min, qu’il est déjà trop tard, qu’on attend on se sait quoi (Godot peut-être !), que ça revien­dra, que la vie est ailleurs… et autres élucu­bra­tions aux­quelles fina­le­ment on ne croit pas un mot.

Là ! j’avoue que je m’y suis vite perdu ! aussi vite que j’ai pu m’engouffrer dedans en fait ! Les désirs les plus fou­gueux peuvent être aussi les plus fugaces (amor fugit).

Enfin je vais tâcher de m’y retrou­ver et de redé­mar­rer ce pro­jet qui me tient à cœur.
Comme disait si bien R. Que­neau : “C’est en écri­vant qu’on devient écri­ve­ron”.

Je me suis pré­paré une belle liste de lec­tures dont je vous ferai part très bien­tôt et quelques billets d’Etymo(égo)logies.




2 réponses à “Le labyrinthe comme désir perdu”

  1. ekwerkwe dit :

    Dis, tu sais qu’il y a deux appels en cours, chez Fanes de carottes? En novembre, hom­mage appuyé à Perec et à l’OuLiPo:
    http://fanesdecarottes.canalblog.com/archives/appels_en_cours/index.html
    (Si jamais ton désir d’écriture avait besoin de contraintes créatives…)

  2. Sébastien dit :

    Oui j’ai lu ça ! je vais tâcher d’y contri­buer : un peu de contraintes ne me fera pas de mal et puis c’est une excel­lente thé­ra­pie ! …mais oups ! il me reste qu’une semaine. Vite mon ouvroir !

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